Isabelle Mouret Michel
1280 avenue des Platanes - 34970 Lattes
N°TVA :

Chronique d'été

25/07/2025

Chronique d'été

Voici deux auteurs dont on devrait relire quelques lignes parfois pour se conduire plus justement ; à méditer durant l'été avant la rentrée. 

Lors d'une consultation client cette citation m'est revenue à l'esprit, car elle s'accordait parfaitement à la situation. 

Une proposition amiable avait été faite à mon client, mais celui-ci faisait la fine bouche, il en voulait davantage alors que le dossier juridiquement était plus que fragile. 

Il s'agit d'Epictète dans son manuel qui dit : 

 « Souviens toi que tu dois te conduire dans la vie comme dans un banquet. Un plat fait le tour et arrive jusqu’à toi : tends la main, prends-en modestement. Il passe : ne le retiens pas. Il n’est pas encore là : ne l’attire pas de loin. »


Il me vient aussi à l'esprit ce texte magnifique de Victor Hugo quand je lis des conclusions adverses truffées de reproches ou que j'entends un ou une épouse plein de ressentiments envers son conjoint. 

"Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites !

Tout peut sortir d’un mot qu’en passant vous perdîtes ;

TOUT, la haine et le deuil ! Et ne m’objectez pas

Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas.

Écoutez bien ceci : tête-à-tête, en pantoufle,

Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,

Vous dites à l’oreille du plus mystérieux

De vos amis de cœur ou si vous aimez mieux,

Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,

Dans le fond d’une cave à trente pieds sous terre,

Un mot désagréable à quelque individu.

Ce MOT — que vous croyez qu'on n’a pas entendu,

Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre —

Court à peine lâché, part, bondit, sort de l’ombre ;

Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin ;

Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,

De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;

Au besoin, il prendrait des ailes, comme l’aigle !

Il vous échappe, il fuit, rien ne l’arrêtera ;

Il suit le quai, franchit la place, et cætera

Passe l’eau sans bateau dans la saison des crues,

Et va, tout à travers un dédale de rues,

Droit chez le citoyen dont vous avez parlé.

Il sait le numéro, l’étage ; il a la clé,

Il monte l’escalier, ouvre la porte, passe,

Entre, arrive et railleur, regardant l’homme en face

Dit : « Me voilà ! Je sors de la bouche d’un tel. »

Et c’est fait. Vous avez un ennemi mortel.

 

Top
Chers utilisateurs, ce site stocke les cookies sur votre ordinateur.
Ils ont pour but d'améliorer l’expérience de votre site Web, tout en vous fournissant des services plus personnalisés. Les cookies sont également utilisés pour la personnalisation des publicités. Si vous souhaitez plus d’informations sur les cookies que nous utilisons, veuillez consulter notre Politique de confidentialité. En acceptant les cookies, vous consentez à leur utilisation. Vous pouvez également paramétrer ces derniers. Si vous refusez, vos informations ne seront pas suivies, au moment de visiter ce site. Un seul cookie sera utilisé dans votre navigateur pour mémoriser votre préférence de ne pas être suivi.
Paramètres cookies